Il ne fait plus aucun doute que le climat change et qu’il accentue les épisodes extrêmes. Les données météorologiques montrent que les étés durent plus longtemps, qu’ils sont plus chauds, augmentant la sévérité des étiages des rivières du Coiron au Rhône qui sont, d'ores et déjà, en assec sur des parties importantes de leur linéaire pendant plusieurs mois.
Si les étés sont de plus en plus chauds, les fortes précipitations risquent de s’accentuer. Cette intensification des pluies augmentera la fréquence des épisodes cévenols et des crues qu'ils peuvent provoquer. Une forte crue qui a normalement lieu tous les vingt ans se produira peut-être tous les quinze ans.

Ainsi, en été, nos rivières seront à sec durant de longs mois. Notre société doit s'adapter à cette nouvelle donne en atténuant l’impact sur les milieux aquatiques tout en assurant les usages de l’eau prioritaires que sont l’alimentation en eau potable, la santé et salubrité publique. Il est aujourd'hui indispensable d'anticiper et d'adapter les usages de l'eau à la disponibilité de la ressource. Voilà les enjeux du partage de l’eau.

Aujourd'hui, un Plan de Gestion de la Ressource en Eau (PGRE) a été défini sur les bassins versants de la Payre et du Lavezon et est en cours de réalisation. Sur le Frayol et l'Escoutay, tout reste à faire et une démarche similaire est en cours d'élaboration afin qu'en 2028, le SMCR se dote d'un Projet de Territoire pour la Gestion de l'Eau (PTGE) sur l'ensemble des bassins versants des rivières du Coiron au Rhône.