L'opération en quelques chiffres :
- 6,1 km de cours d'eau concerné
- 12 ha de bande active restaurée soit 20% de l'espace de divagation historique de l'Escoutay sur ce secteur
- 12 bras secondaires reconnectés et restaurés
- 2 sources pérennes reconnectées au chenal principal
Modalités d'exécution :
- Travaux réalisés en Juillet et Août 2023 ;
- Montant : 85 000 € ;
- Financement : 50% Agence de l'eau - 18% Département 07 - 32% SMCR ;
- Entreprise : Pierroan TP ;
- Pêche éléctrique : FD pêche 07
Depuis sa confluence avec la Nègue jusqu'à sa confluence avec le Rhône, l'Escoutay présente de multiples chenaux qui serpentent entre des bancs de galets sur une largeur relativement importante. Au siècle dernier cette portion aval de l'Escoutay s'apparentait à une rivière en tresse. Avec le déficit d'apports de sédiments et la raréfaction des petites crues, le lit mouillé devient unique (disparition des chenaux secondaires) et s’incise dans les bancs de galets, les formes se figent et la végétation colonise ces bancs qui sont plus rarement mobilisés. La végétation puis devient mâture, évoluant vers la forêt, fixant d'autant plus ces structures alluvionnaires. Ce phénomène s'appelle la rétractation de la bande active.
Dans les conditions actuelles de déficit sédimentaire et d’hydrologie, s’il n’est pas pertinent de vouloir restaurer les dynamiques de tressage, il est nécessaire d’accompagner ces évolutions afin de limiter leurs effets négatifs sur le fonctionnement du cours d'eau, la biodiversité et les enjeux socio-économiques. En effet, en se rétractant, les structures alluvionnaires sont de moins en moins remobilisés amenuisant les processus de renouvellement de la mosaïque d’habitats notamment des habitats pionniers caractéristiques. En outre, en se rétractant, le système contraint davantage les écoulements dans un chenal plus étroit et lui donne davantage d’énergie pour éroder ses berges en période de crue. Cela induit de plus fortes contraintes sur les ouvrages et les enjeux en bordure de l'Escoutay.
Les objectifs des travaux sur l'aval l'Escoutay étaient donc de limiter les processus de de rétractation de la bande active en réouvrant des bras secondaires au sein de sa bande active. Ces opérations permettent également un étalement des débordements au cours des crues et ainsi une diminution des vitesses des écoulements et des hauteurs d'eau.