L'opération en quelques chifffres :
- 2 km de cours d'eau concerné
- 4 ha de bande active restaurée soit 30% de l'espace de divagation historique du Lavezon sur ce secteur
- 16 bras secondaires reconnectés et restaurés
Modalités d'exécution :
- Travaux réalisés en Août 2022 ;
- Montant : 70 700 € ;
- Financement : 50% Agence de l'eau - 10% Département 07 - 40% SMCR ;
- Entreprise : Pierroan TP
Sur son cours aval (des Quatre Sous à sa confluence avec le Rhône), le Lavezon se fraye un passage dans ses propres galets, accumulés au fil des siècles et sur une largeur importante. L'aval du Lavezon s'apparentait au siècle dernier à une rivière en tresse. Avec le déficit d'apports de sédiments et la raréfaction des petites crues, le lit mouillé devient unique (disparition des chenaux secondaires) et s’incise dans les bancs de galets, les formes se figent et la végétation colonise ces bancs qui sont plus rarement mobilisés. La végétation puis devient mâture, évoluant vers la forêt, fixant d'autant plus ces structures alluvionnaires. Ce phénomène s'appelle la rétractation de la bande active. Dans les conditions actuelles de déficit sédimentaire et d’hydrologie, s’il n’est pas pertinent de vouloir restaurer les dynamiques de tressage, il est nécessaire d’accompagner ces évolutions afin de limiter leurs effets négatifs sur la biodiversité et les enjeux socio-économiques. En effet, en se rétractant, les structures alluvionnaires sont de moins en moins remobilisés amenuisant les processus de renouvellement de la mosaïque d’habitats notamment des habitats pionniers caractéristiques En outre, en se rétractant, le système contraint davantage les écoulements dans un chenal plus étroit et lui donne davantage d’énergie pour éroder ses berges en période de crue. Cela induit de fortes contraintes sur les ouvrages, en l’occurrence, les digues de Meysse et de Rochemaure. Si aujourd’hui la digue de Meysse est protégée, par endroits, par des enrochements, ces phénomènes engendreront probablement de nouvelles problématiques à l’avenir.
Les objectifs des travaux sur l'aval du Lavezon étaient donc de limiter les processus de de rétractation de la bande active en réouvrant des bras secondaires au sein de sa bande active. Ces opérations permettent également un étalement des débordements au cours des crues et ainsi une diminution des vitesses des écoulements et des hauteurs d'eau.