Du fait de leur contexte cévénol, les crues des rivières du Coiron au Rhône sont soudaines et violentes. C'est pourquoi, afin de limiter le risque inondation, un protocole de gestion post-crue au droit des ouvrages de franchissement a été défini par le SMCR afin de réagir au plus vite et limiter les risques de débordements ainsi que les effets cumulatifs de la succession de plusieurs crues.
En effet, lors d'une crues, des embâcles peuvent se former au droit des ouvrages de franchissement (pont, pont submersible, passage busé). Ces amas de bois mort, de branchage et de troncs, emportés par les crues peuvent se bloquer dans les piles de ponts, les buses et ainsi entraver le bon écoulement de l'eau au droit de l'ouvrage notamment en période de crue. Ils sont également susceptibles de créer des remous endommageant l'ouvrage d'art, voire, de rendre impraticable la voie carrossable. Lors d'un épisode de crue, ces embâcles peuvent également se rompre sous la pression des écoulements et former alors une "vague" puissante, aggravant les inondations à l'aval.
En effet, lors d'une crues, des embâcles peuvent se former au droit des ouvrages de franchissement (pont, pont submersible, passage busé). Ces amas de bois mort, de branchage et de troncs, emportés par les crues peuvent se bloquer dans les piles de ponts, les buses et ainsi entraver le bon écoulement de l'eau au droit de l'ouvrage notamment en période de crue. Ils sont également susceptibles de créer des remous endommageant l'ouvrage d'art, voire, de rendre impraticable la voie carrossable. Lors d'un épisode de crue, ces embâcles peuvent également se rompre sous la pression des écoulements et former alors une "vague" puissante, aggravant les inondations à l'aval.
Outre les embâcles, les dépôts de sédiments peuvent également obstruer le libre écoulement au droit des ouvrages en période de crue. Généralement, ces accumulations de sédiments ne sont pas problématiques. En effet, il s’agit de la charge en transit en période de hautes eaux. Nécessairement lors d’épisodes de crues, les dépôts précédents sont charriés par les écoulements plus importants. Lors de la décrue, de nouveaux sédiments en provenance de l’amont se déposent généralement en lieu et place des précédents (ruptures de pentes, ouvrages de franchissements ralentissant le transport sédimentaire, etc.). De ce fait, en post-crue, les dépôts peuvent paraitre avoir été engraissés mais il s’agit bien souvent de nouveaux dépôts en phase de décrue pouvant être plus importants car la crue plus puissante et qui repartiront avec la crue suivante. Pour autant, lorsque la débitance de l'ouvrage est particulièrement faible, les accumulations de sédiments peuvent augmenter les hauteurs d'eau au droit de l'ouvrage et aggraver le risque inondation. Dans ce cas, il est alors nécessaire de désengraver l'ouvrage avant le passage d'une nouvelle crue.
Sur les 340 ponts, ponts submersibles, passages buses et passages à gué qui jalonnent les rivières du Coiron au Rhône, 212 ouvrages de franchissement ont été identifiés comme propices à l'embâclement et à l'engravement en période de crue du fait de leur dimensionnement, de leur configuration ou problématiques du fait de la présence d'enjeux socio-économiques à leur abords.
Suite à une crue, même de faible importance, les agents du syndicat parcourent les cours d'eau concernés pour inspecter chacun de ces ouvrages afin d'intervenir au plus vite et notamment avant qu'une autre crue survienne.
Suite à une crue, même de faible importance, les agents du syndicat parcourent les cours d'eau concernés pour inspecter chacun de ces ouvrages afin d'intervenir au plus vite et notamment avant qu'une autre crue survienne.