Le Syndicat Mixte du Coiron au Rhône a mené au printemps 2022 une enquête auprès des riverains de l’Escoutay afin de mieux comprendre les perceptions et relations entretenues
avec cette rivière. Un questionnaire a été envoyé a l'ensemble des foyers des communes riverains de l'Escoutay (Viviers, Saint-Thomé et Alba-la-Romaine).
 

 

Quels paysages de prédilection ?
Parmi les différents paysages de l’Escoutay représentés sur les neufs photographies du questionnaire, les plus appréciés sont ceux qui allient de grandes étendues d’eau et peu de cailloux. A l’inverse, plus il y a de cailloux et moins il y a d’eau, plus les paysages sont dévalués.
Ce sont également ces paysages qui, selon les riverains, nécessitent le plus d’actions de gestion. Alors qu’il est nécessaire d’intervenir quand il y a beaucoup de cailloux, les paysages avec beaucoup d’eau évoquent plus les activités de repos et de loisirs.
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Les menaces qui pèsent sur l'Escoutay
Pour plus de la moitié des riverains (60%), l’Escoutay n’est pas en bon état. Cette dégradation les laisse perplexes quant à son évolution future qui, pour la plupart, n’est pas de bon augure.

 

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Un entretien tout en nuances
Le manque d’entretien ressort beaucoup dans les réponses aux questionnaires comme l’une des menaces qui pèsent sur l’Escoutay ou comme un objectif prioritaire. Toutefois, cette notion d’entretien n’a pas la même signification pour tous. Pour certains, il est essentiel pour lutter contre les inondations et les changements du lit de l’Escoutay (érosion de berges, etc.). Pour d’autres, l’entretien est nécessaire afin de  profiter davantage de la rivière ou pour mieux la mettre en valeur. Pour d’autres encore, la notion d’entretien fait référence à une époque révolue où les riverains entretenaient davantage l’Escoutay et étaient plus en lien avec elle. Ne plus l’entretenir reviendrait, en quelques sortes, à l’abandonner. Aucune de ces nuances ne prévaut ou n’est plus valable qu’une autre, elles sont toutes louables et traduisent les multiples rapports qu’entretiennent les riverains avec leur Escoutay.
L'eau qui manque ...
Le manque d’eau est au cœur des préoccupations d’une grande majorité des riverains de l’Escoutay. Si cette problématique doit être prise à bras le corps à diverses échelles et dans divers domaines d’action, le manque d’eau semble inévitable ces prochaines années. Les endroits où il reste de l’eau dans l’Escoutay, fortement appréciés par les riverains (voir ci-dessus) seront, de ce fait, de plus en plus rares. Qu’en sera-t-il de l’appréciation de ce cours d’eau par ses riverains?
... ou qui excède
Les avis sont plus mitigés concernant les crues de l’Escoutay. Les crues font parties intégrantes du fonctionnement de ce cours d’eau cévenol avec peu d’eau en été et des montées d’eau importantes et fulgurantes au printemps et à l’automne. Sur l’amont du bassin et jusqu’à Saint Thomé, ces dernières sont considérées plutôt favorablement. A l’aval, sur Viviers, elles sont, à l’inverse, considérées négativement. Cette différence est vraisemblablement liée au fait que Viviers est également soumise aux débordements du Rhône donc plus sensible, et de manière plus fréquente, aux conséquences des inondations sur les habitations et les activités socio-économiques. En outre, sur l’aval, les modifications du lit de l’Escoutay suite aux crues (érosions de berges, déplacement du lit) sont plus importantes. Il est à noter que les modifications du lit sont citées majoritairement par les riverains comme argument en défaveur des crues (32%), et cela, davantage que les inondations (15%) et leur conséquence sur les usages.

 
Cette enquête a été menée avec le soutien de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse
dans le cadre de l'Appel à Projet Eau &Participation Citoyenne
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